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 LES SENTIERS BOTANIQUES DE FONCAUDE

Dominique Jalabert  -  Serre de Gauja  11510 Feuilla  -  tél: 04 68 45 68 27

Quelques précisions et quelques vues ont  été  mises ci-dessous
en attendant qu'un site soit consacré à cet aménagement  très original, mais celui-ci est né depuis:
 Le Jardin Botanique de Foncaude


    Depuis 1991, Dominique Jalabert effectue des plantations sur un terrainde 7 ha dans les Corbières orientales. On n'est pas dans la partie la plus ensoleillée du Languedoc, mais presque. C'est la zone la plus ventée et la plus chaude et on est près du minimum pluviométrique français (situé vers Salses et Le Barcarès, avec 400 mm par an). Les conditions sont donc très favorables à la culture des plantes succulentes, sans toutefois rivaliser avec la Côte d'Azur* ou la Costa Brava, plus douces l'hiver et beaucoup moins ventées.
    Le "jardin", comme il l'appelle modestement, couvre une portion de vallon, depuis le ruisseau jusqu'aux falaises calcaires exposées au sud, en passant par une plaine alluviale, d'anciennes terrasses de culture et des pentes de garrigue sur schistes, puis des éboulis et roches abruptes. Les conditions d'humidité du sol sont donc extrêmement variées. De même pour l'exposition au soleil et  la profondeur du sol. Le microclimat est donc plus chaud en remontant vers les falaises, surtout aux zones abritées du vent. Par temps calme et clair en hiver, l'inversion de température entre le bas fond et les falaises peut être spectaculaire.  La partie haute est donc la plus favorable aux espèces succulentes frileuses, tandis que le fond du jardin permet la culture de plantes beaucoup moins xérophiles**. Il y a toutefois deux facteurs limitants en bas:  les gelées hivernales pour les plus sensibles au froid et certaines sécheresses estivales pour les moins résistantes au sec. Dans les rochers, les succulentes peuvent se flétrir en été, mais retrouvent leur turgescence aux premières pluies.
    Dans la partie rocheuse, des plantes méditerranéennes***venues d'autres régions accompagnent la flore locale, qui reste dominante. En effet, les plantations dans cette zone sont très extensives, dans les espaces laissés libres par la végétation naurelle, préservée pour l'essentiel. Les conditions y sont donc plus difficiles pour les succulentes, que lorsqu'elles sont plantées dans une terre travaillée et sans concurrence (comme aux Epines de Lespinet) et elles se développent plus lentement. Toutefois des individus déjà grands ont été apportés et se maintiennent bien. Les conditions différentes des Epines de Lespinet (20 fois plus grand!) ont conduit  à une conception diférente et complémentaire. On se promène dans la garrigue où l'on découvre des cactus et autres plantes grasses, tout à fait intégrés dans le paysage, que les gens non avertis pourraient croire à l'état naturel. Il y a aussi des zones où la concentration de ces plantes est importante.
    La partie basse du jardin, de culture bien plus facile, est plantée de manière beaucoup plus intensive et constitue un arboretum-jardin botanique très varié, avec toujours de la végétation naturelle.

    Depuis un certain nombre d'années, ces vastes espaces constituent un lieu de rencontre idéal pour les amateurs de succulentes et autres exotiques de la région, venant de diverses associations ou "indépendants". Tous ceux et celles qui ont un intérêt pour la question sont les bienvenus, un dimanche de la mi-mai, à partir de 9h. Chacun apporte son pique-nique, à consommer ensemble sous les saules, près du ruisseau. Un ou deux producteurs de plantes viennent généralement, mais chacun peut apporter de quoi échanger autre chose que nos observations.
    Les informations sont sur la page "médias" chaque année.

    Anecdote: les gros animaux sauvages, notamment les sangliers, peuvent commettre quelques dégâts. Pour les éloigner, il suffit de disposer en limite de terrain, des excréments de lion. C'est finalement tout simple...   à condition de travailler à la Réserve Africaine de Sigean!

QUELQUES CHIFFRES ELOQUENTS:

2000 espèces végétales
dont 1300 succulentes
et 340 méditerranéennes

270 espèces d'agaves ayant permis d'accorder le label "Collection agréée CCVS"
et probablement bientôt le label "Collection nationale CCVS"


Quelques vues du site

*
Comme dans le reste du site, je parle de la Côte d'Azur au sens strict, à l'est de l'Estérel et non pas de l'ensemble de la côte provençale comme un abus de langage très répandu peut le laisser croire.

** 
= adaptées à la sécheresse

***
des vraies, originaires des régions méditerranéennes. Ne pas confondre avec les "méditerranéennes" des jardineries, qui englobent tout ce qui peut se cultiver dans cette région, incluant en fait une majorité de tropicales ou subtropicales.

****

"Collection nationale CCVS (CN)" : il s'agit d'une collection d'intérêt national qui a satisfait à des critères d'excellence lors de son évaluation. Elle doit notamment, par sa composition, être largement représentative du thème choisi.

"Collection agréée CCVS (CA)" : collection qui doit encore s'enrichir par rapport au thème choisi, ou dont certains éléments relatifs à son mode de culture, sa gestion ou sa pérennité sont encore insuffisants pour obtenir le label "Collection nationale CCVS".