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EFFET DE FOEHN

Le foehn est un vent qui redescend d'une montagne  après s'être déchargé de son humidité sur l'autre versant ce qui le rend bien plus sec et plus chaud qu'avant d'aborder la montagne , à altitude égale, car il se réchauffe plus vite sec qu'il ne s'est refroidi humide. La situation la plus typique est celle de la pluie sur le versant catalan et le beau temps, plus doux, au nord. Le phénomène existe aussi, encore plus fréquent, par vent atlantique (appelé "cierzo" en Aragon), sur tout le versant sud des Pyrénées,  qui se trouve donc bien plus sec . C'est le même phénomène avec les vents d'ouest à nord en Rousillon (tramontane), Bas-Languedoc occidental (cers), basse vallée du Rhône et Provence (mistral). On peut l'avoir aussi, atténué dans les grandes vallées d'Auvergne et en Alsace. En Autriche et Allemagne, cet effet est très marqué par vent de sud et appelé traditionnellement "föhn", mot qui a été repris par les météorologues français.

On observe bien les nuages du versant sud des Pyrénées au dessus des crêtes, arrêtés net lorsque l'air redescend. Quelques uns seulement débordent cette ligne ou se reforment au dessus de certains reliefs.

Le même phénomène vue depuis un endroit où on voit bien la ligne de crêtes, marquée par les sommets enneigés.

Vue rapprochée, au téléobjectif.

L'effet de foehn s'accompagne souvent d'un autre phénomène, celui des nuages lenticulaires, ou nuages d'onde.  Lorsque le vent franchit une barrière montagneuse, il s'élève, redescent et peut remonter et redescendre plusieurs fois de suite, dans un mouvement qui va en s'atténuant. Au niveau des remontées peuvent se former des nuages de forme  caractéristique qui restent sur place tant que l'air s'élève à ce niveau là, tout en évoluant dans leurs formes et  dimensions. Parfois, le mouvement de l'air  est régulier tout le long de la chaîne et donne lieu à des bandes parrallèles de nuages  d'onde, alternant avec du ciel clair.

Parfois, l'oscillation du mouvement de l'air se fait avec une grande longueur d'onde: l'air descend des crêtes jusqu'à l'approche du piedmont, dégageant le ciel sur la partie interne du versant nord  de la chaîne, remonte ensuite en passant au dessus des chaines extérieures et du piedmont, qui gardent une couverture nuageuse à peu près immobile. Cette situation s'établit en cours de nuit et piège l'air froid nocturne sous les nuages, privant la bordure de la chaîne du réchauffement apporté par le foehn sur les massifs intérieurs.On l'appelle l'anti-foehn. On peut ainsi avoir jusqu'à plus de 20° d'écart entre le piedmont et les vallées internes, dans les cas extrêmes. Généralement, en cours de journée, le vent doux finit par atteindre le piedmont, dégageant le ciel et balayant l'air froid, occasionnant une remontée spectaculaire de la température.

Par vent de nord-ouest, le même phénomène de foehn se produit sur le versant catalan. Mais lorsque la couverture nuageuse est peu épaisse, la première chaîne montagneuse assez haute (1500 à 2000m) protège déjà les vallées intérieures du versant nord, qui bénéficient alors d'un abri contre l'humidité atlantique. Cet effet n'est pas aussi tranché qu'entre les versants sud et nord de la chaîne (crêtes entre 2500 et 3000m), d'autant plus qu'après avoir franchi la première chaîne, le vent doit remonter sur la seconde, plus haute. Toutefois, dans les cas extrêmes, on peut avoir de la bruine à Foix et le ciel beu à Tarascon, 15 kms plus au sud, au delà de la chaine du Saint Barthélémy (à gauche sur la photo) et de l'Arize (à  droite). Sur la photo, l'abaissement de la ligne de crêtes au niveau de la vallée de l'Ariège permet de voir le beau temps  plus au sud, après un arrêt brutal des nuages.

Dans les cas de nuages bas et peu épais, même la chaîne du Plantaurel (700 à 1000m), suffit à les arrêter.  On voit ici, depuis le pied de la chaîne de l'Arize, les nuages qui recouvrent la plaine et les côteaux, épargnant le chaînon où se trouve le jardin.

Si les nuages sont encore plus bas et accrochent le Plantaurel,  on peut observer, sur le versant sous le vent, le même "mur de foehn" que sur les hautes crêtes, ici, sur le Pech de Foix.